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Julie Enselme

Dernière mise à jour : 20 déc. 2021

Mademoiselle Souffle


J'ai découvert Julie grâce à son compte Instagram.

J'ai été touchée par ses mots, sa sensibilité et son univers.

J'ai aimé son histoire, son courage et la solidarité de sa famille. Elle est allée au bout d'elle-même pour réussir à se libérer et créer une vie alignée.

Je suis heureuse de vous la présenter.



Je rencontre Julie autour d'un thé dans un café du centre ville bordelais.


Je découvre une citadine chic à l'oeil rieur et au sourire bienveillant.


La discussion commence, je l'écoute attentivement mais rapidement c'est moi qui parle et elle qui écoute.

Elle a ce truc, que je ne sais pas définir, qui fait que naturellement, sans s'en rendre compte, on se dévoile à elle.


Je crois que son regard attentif, son attitude compréhensive et l'intérêt qu'elle porte à l'autre, mettent en confiance.


Je l'observe m'écouter. Elle est attentive, curieuse et bienveillante.


Je laisse maintenant place à sa douce voix pour découvrir son parcours.



Un début de carrière dans la fonction publique


Julie démarre sa carrière dans le service social d'aide à l'enfance. A l'époque, elle a 27 ans et vit à Besançon. Elle a déjà de grosses responsabilités et travaille énormément.


Elle ressent de la fatigue et décide de changer de poste.


Elle poursuit sa carrière à Paris. Elle intègre un service de l'état en tant que chargée de mission.

Elle gère l'offre sociale pour les sans abris.

Elle allie travail et maternité. A cette époque, elle donne naissance à sa première fille, Zoé.

Elle passe rapidement responsable de son service où elle restera pendant 9 ans.


Le leitmotiv de sa carrières est le service aux autres.

Elle est nourrit par l'aide qu'elle apporte mais au fil des années et de l'évolution de sa carrière vers de plus gros poste, elle perd ce lien humain qui la fait vibrer.


En 2017, son parcours professionnel prend un nouveau tournant. Elle prend en charge l'organisation de l'offre d'hébergement pour les sans abris et les migrants. Elle gère des budgets colossaux et entr'aperçoit le monde politique dans l'action sociale.

Ce nouveau poste, la coupe encore plus des fondamentaux qui l'animent dans sa profession et lui demande un énorme investissement en temps et en énergie.

Elle met de côté son ressenti, sa fatigue et continue à honorer ses fonctions.


En 2018, l'arrivée de sa deuxième fille, Salomé, réveille une envie de reconversion.

Elle est attirée par l'accompagnement des autres. Elle explore plusieurs voies... toutes tournées vers l’aide aux autres.

Elle sait qu'elle est appelée par autre chose, un autre projet professionnel mais elle ne sent pas la force de sauter le pas.

Elle est "piégée" par le salariat.

Elle a actuellement un très gros salaire, 2 enfants à charge... le combo classique qui empêche beaucoup d'entre nous de se lancer.


A son retour de maternité, elle fait le deuil d'un changement de cap et se réinvestit à fond dans son boulot. Elle accepte une nouvelle promotion. Sa réflexion intérieure est simple, quitte à ne pas faire ce qu'elle aime autant gagner un maximum. Elle veut aller au bout du processus.


Elle devient directrice de son service.

Elle gère seule l'ensemble de ses missions car son équipe est en sous effectif et le directeur adjoint est parti.

Elle travaille de plus en plus, subit énormément de pression.

En novembre 2019, son conjoint tire le signal d'alarme et la sensibilise à son état de stress et de fatigue extrême.


Aux vacances de la Toussaint, elle verbalise son souhait d'arrêter son job. Elle opère une profonde remise en question.


Elle se recentre au coeur de ses priorités.

Elle débute une pratique de Yoga et de méditation.

Elle clarifie ses idées. Son projet se précise. Le coaching prend une place prédominante.

Elle décide qu'elle quittera son job dans un an.



Une décision familiale


Le coaching est désormais une évidence mais la peur de la perte de salaire, du manque est toujours présente.


Pour lever ces freins, Julie et son conjoint posent noir sur blanc leur budget et définissent ensemble le minimum nécessaire à leur bonheur, au bien-être de la famille.

Ensemble, ils réalisent qu'une grosse partie de leurs revenus, part dans des dépenses superflues. Ils peuvent vivre bien et heureux avec moi.

La principale peur est levée, plus rien ne peut l'arrêter.


En parallèle, elle continue de bosser.


Puis mars 2020, le confinement... le télétravail... l'urgence pour les sans abris... fin des limites, elle travaille non stop, subit énormément de pression. Son service éteint les incendies et de construit plus rien. L'urgence n'a plus d'éthique.


Elle craque et fait un burn-out...


Sa reconstruction passera par l'écriture.

Ecrire la libère. Elle découvre Instagram et écrit ouvertement, simplement. C'est salvateur. Elle s'autorise à être vulnérable aux yeux des autres.


À ce moment là, Julie et sa famille décident de quitter Paris pour venir s'installer dans le Sud-Ouest.


Elle arrive à Bordeaux en Août 2020.


L'écriture thérapeutique l'amène à la rencontre de sa sensibilité. Elle se connecte à son intuition, accepte d'écouter ses besoins intérieurs.

Elle poursuit sa pratique de Yoga et de méditation.

Elle ritualise ses journées autour de sa pratique pour poursuivre sa convalescence.